Ayiti, et si l’on votait parce-que…

Crédit photo: gettyimages  © AFP

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Après un 9 aout contesté et rempli d’irrégularités Ayiti a rendez-vous avec les urnes ce 25 octobre.          Encore ce passage douloureux pour le pays. Beaucoup sortiront voter néanmoins on n’a pas trop la garantie que la démocratie sortir vainqueur. Et si l’on votait réellement avec la tête posée comment serait le pays ? Alors et si l’on votait chez nous parce que…

1.- L’on connaissait vraiment les partis politiques

La question des partis politiques chez nous est un vrai problème. De leur création a leur fonctionnement. Pourtant ce sont eux qui nous offrent une pléiade de candidats. Bref,  partis mal structurés, à peine nés ils nous tombent dessus comme de la grêle. On ne les connait pas. Ils sont créés par des avares qui veulent eux part du gâteau. Avec des partis engagés, organisés, fondés sur une base idéologique ne serait-on pas autrement ? J’en suis certain. A vous de choisir où vous vous tenez.

2.- Les candidats avaient de bons programmes

En plus d’être méconnus du grand public la plupart des candidats ne présente pas grand-chose comme programme. Ils ont des slogans qui font certaines fois rire. Avec des partis politiques plus structurées on aurait de meilleurs  candidats. Malgre tout, notre vote doit se porter sur des programmes non des personnes. Alors réfléchissez avant de voter. Read More

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Le président haitien s’envole pour l’Europe, perspectives… ?

Le président Martelly part pour une visite officielle dans plusieurs capitales européennes. Il sera, entre autres, reçu par le président français François Hollande, le pape François, le roi Philipe. Tout cela, après une visite récemment chez « l’oncle Sam » (USA) pendant laquelle il a été reçu par le président Obama le 06 février 2014. Quelles sont les perspectives de cette tournée ? La diplomatie haitienne se porte-elle bien ?

Cette tournée, à partir de ce jeudi 20 février 2014 amènera le président Martelly à l’Elysée pour rencontrer le président français. Il rencontrera par ailleurs le président de l’assemblée nationale française et des membres du gouvernement de Jean Marc Ayrault. Il devra rencontrer aussi le maire de Paris.

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Le président du sénat haïtien victime de la cybercriminalité ?

Desra Simon Dieuseul, président du sénat haïtien aurait été victime de la cybercriminalité. Des imposteurs auraient créé un compte Facebook en son nom et à son effigie pour distribuer de fausses bourses d’études à des jeunes moyennant des frais allant jusqu’à $ 2500 US. Monsieur Desra, également président de l’assemblée nationale demande que la lumière soit faite.

Crédit photo: radiotelevisioncaraibes.com

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Il affirme par ailleurs que des numéros de téléphones sont également utilisés pars ces escrocs pour placer des appels à leurs victimes. Par rapport à ce cas délicat monsieur Desra a adressé une lettre au directeur général de la police nationale d’Haïti. Il affirme n’avoir aucune responsabilité dans cette histoire. Ces malfrats auraient voulu salir son image… Read More

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Chili – Pérou : Il aura fallu six ans de procédures judiciaires !


Crédit photo:tv5.org


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Pour ceux qui ne suivent pas trop l’actualité des Amériques voilà un jugement historique qui a eu lieu ce lundi 27 janvier à la Haye. Il s’agit d’un verdict qui a dessiné une nouvelle frontière maritime entre le Pérou et le Chili.

Plus d’un siècle de cela, lors de la guerre du pacifique mettant aux prises le Chili allié de l’Argentine et le Pérou allié de la Bolivie, un vieux différend a survécu entre ces voisins sud-américains. La victoire chilienne lors de cette guerre a fait perdre au Pérou 25% de son territoire et son accès à la mer à la Bolivie. Que faire dans ce cas ?

Le recours de Lima était la Cours internationale de justice (CIJ). En 2008, Lima a traduit le Chili à la Haye lui réclamant la souveraineté sur une portion de l’océan Pacifique de 38 000 kilomètres carrés (zone très poissonneuse) ainsi que sur une portion de 27 000 km2 considérée par Santiago comme de la haute mer. Ayant accepté de se rendre à la Haye, le Chili a perdu ses droits maritimes sur la zone et les Péruviens ont eu à plus de 70% la satisfaction sur leurs réclamations après le verdict.

En termes de conséquences

D’abord ce verdict rendu à la Haye devrait normalement s’appliquer. Car les présidents des deux pays se sont engagés pour cela. Quid la date de l’application de ce verdict ? Le Pérou veut bien y aller vite tandis que le Chili veut prendre tout son temps. Ce sera peut-être la nouvelle présidente chilienne qui s’en chargera. Michelle Bachelet récemment élue ne prendra ses fonctions que le 11 mars prochain.

Ensuite, en terme économique le Chili est sorti vaincu. Ses pécheurs se verront interdire l’accès au-delà du nouveau périmètre. Enfin, les relations commerciales devraient normalement se poursuivent entre ces deux voisins.

Parallèlement la Bolivie qui suivait le jugement de prêt a déjà déposé sa plainte à la CIJ pour réclamer son accès à la mer. On attendra ce qui en adviendra.
Avec ce jugement d’autres pays ont-ils aussi le droit de se saisir de la CIJ pour des questions frontalières? Est-ce que de nouvelles frontières vont se dessiner ? Je pense que sur ce point le débat est bel et bien lancé.

© Billy James RAYMOND

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Genève 2, un accouchement dans la douleur !

Credit photo: voltairenet.org

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C’est sans doute le rendez-vous diplomatique de la semaine. Il s’agit de la fameuse conférence de Genève 2 qui se déroule à Montreux (Suisse) à partir de ce mercredi 22 janvier 2014. Conférence qui est à l’initiative des Etats-Unis d’Amérique et de la Russie, les deux monstres diplomatiques de cette crise syrienne. Certes, elle est voulue par ces géants de la diplomatie mondiale, mais c’est l’Organisation des nations unies (ONU) dit-on qui en est l’organisatrice.

Cette conférence vise à mettre autour de la même table des négociations les protagonistes de la crise qui ravage la Syrie depuis mars 2011. A savoir, le pouvoir de Bachar El-Assad et l’opposition. Cette crise a déjà fait des dizaines de milliers de victimes et des millions de réfugiés. Ayant pour base le « communiqué de Genève », l’objet de cette conférence est le transfert des compétences à un organe exécutif doté de pleins pouvoirs. En d’autres termes, fixer une feuille de route pour une transition politique en Syrie.

Genève 2, selon toute évidence, a été sauvée in extremis. Les douleurs de l’enfantement ont duré jusqu’à hier lundi avec le retrait de l’invitation de l’Iran. Car l’opposition syrienne menaçait de boycotter la conférence si Iran venait à y participer. Ce dernier, acteur majeur devrait avoir aussi son mot à dire selon plusieurs observateurs. Mais il a été exclu. A quel prix ? Serait-ce du théâtre diplomatique qui sera joué à Montreux ? Bon, il n’est que d’attendre.

Mais vraisemblablement cette décision a offusqué Moscou. Car Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe a déclaré que c’était une erreur de la part de Ban Ki-moon. Ce dernier aurait-il été manipulé par les Américains ? Et l’Iran dans tout cela est confiant de son poids dans la balance. Il s’enorgueillit et attend les décisions qui en sortiront. Bref…

Pessimisme quant à une solution à la crise syrienne à Genève 2.

Les tendances et déclarations avant même l’ouverture de la conférence laissent présager que Genève 2, cet enfant qui a tant souffert pendant l’accouchement ne promet pas grand-chose. Mais qui c’est ? C’est de la diplomatie, il y a toujours une carte pour changer la donne, non ? Assad al-Achi, s’exprimant au nom des opposants pacifiques syriens a montré son pessimisme face à Genève 2. Car selon lui, les parties ne croient pas véritablement à un processus de paix.

Les opposants syriens pour leur part ont répondu présents pour Genève 2 jusqu’au dernier moment. D’ailleurs le Conseil national syrien (CNS) s’en est abstenu. La population quant à elle voudrait surtout des actions concrètes dans sa situation quotidienne. Il faut leur venir en aide, c’est leur première préoccupation.

Genève 2, tiendra-t-elle sa promesse ?
C’est une question qui donne certainement du fil à retordre. Car les paramètres et enjeux laissent difficilement entrevoir une issue immédiate. Les géants des diplomaties occidentales devraient s’atteler à la tâche. Le rapport de force entre la Russie et les Occidentaux se joue bien sur le terrain de Montreux. L’important, c’est que l’accouchement a eu lieu et maintenant il faut faire de son mieux pour une résolution de la crise. Trop de souffrances pour le peuple syrien. La population veut des actions réelles. Quant à moi, je l’espère bien, mais l’important c’est de suivre l’évolution de la situation au compte-goutte pour savoir ce qui s’ensuivra.

© Billy James RAYMOND

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En Haïti, le président Martelly s’engage à réaliser les élections cette année!

200 * 267
(credit photo: www.haitilibre.com)

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Considérées comme un impératif dans tout régime démocratique, les élections sont organisées pour le renouvellement du personnel politique. C’est un carrefour incontournable par lequel on doit nécessairement passer pour rester sur la voie de la démocratie. Les élections sont donc cruciales. En ce sens le gouvernement haïtien doit s’y plier.

Lundi 13 janvier 2014 c’était l’ouverture de la première session ordinaire du parlement haïtien. Comme prévu par la constitution, cette entrée a lieu le deuxième lundi du mois de janvier. Donc l’année législative s’est bel et bien ouverte au pays.

A l’occasion de cette entrée, et le président de la République et le premier ministre ont tenu leurs discours devant l’assemblée nationale. Evidemment truffés de beaux propos. C’est la tradition chez nous en Haïti. Une chose des choses qui ont attiré mon attention dans le discours du chef de l’Etat, c’était l’évocation de la réalisation des élections cette année. A ce moment-là on a entendu des applaudissements dans la salle. Etait-ce des hypocrites ou ceux qui ont l’échine souple pour le président ? Eux seuls le savent…

Il a déclaré que le «E » des élections était venu s’ajouter aux cinq premiers « E » constituant les priorités de son équipe. Comme si c’est maintenant que les élections étaient devenues prioritaires. Alors que le mandats du personnel des collectivités électorales est expiré depuis longtemps. Le président a même osé nommer des maires à la place des élus. Pourtant d’après la constitution seuls des élus remplacent des élus. Par ailleurs, composé normalement de 30 sénateurs, le sénat haïtien est amputé d’un tiers de ses membres.

En ce sens voyons-nous ce n’est pas maintenant que les élections sont véritablement prioritaires pour le pays. Le président, est ce qu’il aurait oublié les efforts déjà consentis pour doter le collège transitoire d’une loi électorale ? Les controverses qu’il y a eu sur la question.

Pour l’histoire, les élections en Haïti ne sont jamais faciles. Ce, pour plusieurs raisons. Entre autres, il y a toujours tendance à la corruption, a la fraude électorale. Certains candidats usent parfois de certains biens de l’Etat à des fins personnelles. On doute toujours du rôle jouer par la communauté internationale car cette dernière finance la plus grande part du processus. Les électeurs sont généralement déçus des élus une fois ces derniers arrivés au pouvoir etc.

En ce sens, il y a toujours possibilité d’instabilité politique au pays. Et les expériences ne sont pas faciles à vivre croyez moi. Voilà donc la lourde tâche qui attend le président Martelly. Il doit réaliser des élections libres, honnêtes, crédibles et démocratiques. Sera-ce une tâche facile pour son équipe ? Le collège transitoire chargée de réaliser ces élections jouira-t-il de toute son indépendance ? La question des fraudes sera-t-elle résolue ? Il n’est que d’attendre.

Une chose est essentielle dans tout cela. Sans les élections le pays sera non seulement décrié à l’intérieur mais surtout à l’extérieur. Donc il faut que le gouvernement haïtien s’attelle à créer un climat propice pour de bonnes élections. Son excellence, le président Martelly, aura du pain sur la planche. Alors comme garant du respect de la constitution, sa responsabilité est de se mettre au travail dès maintenant.

© Billy James RAYMOND