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Un peuple qui chante en toutes circonstances !

crédit photo: Bonzouti.com

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Je vous peins dans la majorité de mes billets sur Haïti des images d’un pays plutôt sinistre. Mais vous savez quoi ? Dans cette merveille de l’archipel des Antilles, il y a aussi des choses d’un extrême humour. C’est peut être un secret de polichinelle. Le peuple haïtien c’est un peuple qui chante en toutes Read More

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Forum économique de Davos 2014, que faut-il en retenir ?

Crédit photo: newscontent.cctv.com

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Les patrons du monde de la finance et de la politique se sont réunis à Davos (Suisse) pour leur 44e sommet la semaine dernière. Un sommet qui, selon toute vraisemblance, a donné lieu d’espérer. Les attentes, les perspectives, les doutes et les craintes ont encore fait grand débat. Etant donné que l’économie c’est ma grande passion, j’ai décidé de vous faire un compte rendu de ce qui s’est passé lors de cette rencontre.

D’emblée, précisons que ce sommet s’est déroulé sous le thème : « Remodeler le monde». Contrairement aux dernières années où le libéralisme y était exulté avec effervescence, cette année il y a eu comme un retour à l’idée première de cet évènement. A savoir que c’est un lieu d’échange pouvant permettre de cogiter sur les tares causées par le système libéral afin d’y apporter des solutions. D’ailleurs le message du pape François à cette occasion a été : « Il faut que la richesse serve le monde, pas qu’il soit gouverné par elle.»

Il faut dire qu’il y a eu à Davos une lueur d’espoir quant à la reprise économique. Les experts se sont montrés plus ou moins optimistes. On se souvient que depuis la crise des subprimes l’économie mondiale peine à se relever. Le chômage fait des dégâts partout. Mais cet optimisme selon les experts est à prendre avec prudence. Il y a les inégalités qui font obstacle à la reprise.

D’un autre côté il y a toujours ce doute persistant par rapport aux marchés financiers. Même si les patrons des grandes banques notamment américaines ont voulu apaiser la tension. Ils se veulent plus rassurants quant aux risques des marchés financiers. Sur ce point ils ont donné la garantie que le travail de régulation se fait.

Les inquiétudes, c’est essentiellement par rapport à la croissance en Europe. D’ailleurs le patron de Total pense que l’Europe doit refonder son modèle économique. Les experts pensent qu’il y a encore nécessité de réduire le déficit, de lutter contre le chômage, particulièrement des jeunes, etc.

Mais il y a surtout des inquiétudes concernant le retournement de la croissance dans les pays émergents. Après une décennie fabuleuse, ceux-ci apparaissent fragiles et menacés par la sortie massive des capitaux qui semblent en train de repartir aussi vite qu’ils sont entrés. Malgré un taux de croissance variant entre 5 % et 7,7 % dans ces pays, mais ces niveaux sont insuffisants pour assurer la stabilité de ces pays. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter.

Les inquiétudes s’expriment aussi par rapport aux nouvelles technologies qui font la course à l’homme. Le patron de Google Eric Schmidt a parlé d’un dilemme « homme-machine » dont l’homme doit nécessaire être vainqueur. Et aussi concernant la dévalorisation des classes moyennes.

Néanmoins après ce sommet les dirigeants politiques du monde devraient prendre des mesures drastiques pour apporter des réponses concrètes. Après tout il sera toujours question de ce même système capitaliste générateur de crises non ? N’est-ce pas les crises qui font sa force ? Quant à nous , il ne nous reste l’ espoir que les prévisions de croissance soient effectives.

D’ici là la vie continue…

© Billy James RAYMOND

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Chili – Pérou : Il aura fallu six ans de procédures judiciaires !


Crédit photo:tv5.org


Crédit photo:tv5.org


Pour ceux qui ne suivent pas trop l’actualité des Amériques voilà un jugement historique qui a eu lieu ce lundi 27 janvier à la Haye. Il s’agit d’un verdict qui a dessiné une nouvelle frontière maritime entre le Pérou et le Chili.

Plus d’un siècle de cela, lors de la guerre du pacifique mettant aux prises le Chili allié de l’Argentine et le Pérou allié de la Bolivie, un vieux différend a survécu entre ces voisins sud-américains. La victoire chilienne lors de cette guerre a fait perdre au Pérou 25% de son territoire et son accès à la mer à la Bolivie. Que faire dans ce cas ?

Le recours de Lima était la Cours internationale de justice (CIJ). En 2008, Lima a traduit le Chili à la Haye lui réclamant la souveraineté sur une portion de l’océan Pacifique de 38 000 kilomètres carrés (zone très poissonneuse) ainsi que sur une portion de 27 000 km2 considérée par Santiago comme de la haute mer. Ayant accepté de se rendre à la Haye, le Chili a perdu ses droits maritimes sur la zone et les Péruviens ont eu à plus de 70% la satisfaction sur leurs réclamations après le verdict.

En termes de conséquences

D’abord ce verdict rendu à la Haye devrait normalement s’appliquer. Car les présidents des deux pays se sont engagés pour cela. Quid la date de l’application de ce verdict ? Le Pérou veut bien y aller vite tandis que le Chili veut prendre tout son temps. Ce sera peut-être la nouvelle présidente chilienne qui s’en chargera. Michelle Bachelet récemment élue ne prendra ses fonctions que le 11 mars prochain.

Ensuite, en terme économique le Chili est sorti vaincu. Ses pécheurs se verront interdire l’accès au-delà du nouveau périmètre. Enfin, les relations commerciales devraient normalement se poursuivent entre ces deux voisins.

Parallèlement la Bolivie qui suivait le jugement de prêt a déjà déposé sa plainte à la CIJ pour réclamer son accès à la mer. On attendra ce qui en adviendra.
Avec ce jugement d’autres pays ont-ils aussi le droit de se saisir de la CIJ pour des questions frontalières? Est-ce que de nouvelles frontières vont se dessiner ? Je pense que sur ce point le débat est bel et bien lancé.

© Billy James RAYMOND

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Des écoliers haïtiens à la manif…

Crédit photo: lenouvelliste.com

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Depuis le 20 janvier 2014 la majorité des écoles publiques de Port-au-Prince et de quelques villes de province ne fonctionnent point. Les professeurs sont en grève, les écoliers sont à la rue pour exiger de meilleures conditions de travail et certains établissements privés travaillent sous pression, etc. Ces derniers évènements viennent embrouiller une situation déjà tendue.

Voir des écoliers en pleine rue avec des branches d’arbre en main est franchement déconcertant. Des jeunes adolescents qui devraient être normalement en salle de cours manifestent parce qu’ils ne peuvent travailler faute de professeurs. Ces derniers qui touchent une misère sont en grève pour exiger entre autres un salaire de base de 50 000 gourdes, soit $ 1 142.85 US le mois. Salaire qui leur permettrait de cesser de penser à ce qu’ils auront à manger à la maison en revenant des cours. Ils réclamer aussi l’accès à un statut particulier pour les professionnels du secteur public de l’éducation (article 77 et 78 du décret du 17 mai 2005).

Certes la Constitution haïtienne prévoit le droit à l’éducation au moins primaire pour tous les enfants. Mais ce qui est aberrant, c’est lorsque ce sont ces enfants pour la plupart, non encore majeurs qui se battent pour faire appliquer ce droit.

Des manifs qui peuvent déraper

Le constat qui a été fait depuis la semaine dernière est qu’il y a une tendance à la violence dans certaines de ces manifs. Des écoliers exaspérés manifestent leur rage avec beaucoup d’émotion. Jeudi dernier ils ont jeté des pierres à certains établissements privés qui fonctionnaient normalement.

Néanmoins les forces de l’ordre créent le désordre quelquefois en les contraignent à se disperser. Les policiers leur lancent du gaz lacrymogène pour les empêcher d’atteindre certaines zones stratégiques comme le devant du palais national. Vendredi dernier j’ai été victime de l’effet du gaz lacrymogène alors que je lisais tranquillement dans une bibliothèque. Du gaz lacrymogène à des enfants ? Inconcevable ! Bref…
Hier encore en me rendant à la fac, j’ai croisé un groupe d’écoliers qui disaient que la bataille se poursuivra jusqu’au bout. Jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils réclament.

Possibilité d’une résolution ?

Quant aux «pourparlers» il y en a eu certainement même si ce n’est que «pour parler.» C’est la manière de faire ici. Une commission ad hoc du gouvernement et des représentants, semblerait-il peu représentatifs du corps enseignant du secteur public ont négocié. L’Etat serait prêt à revoir à la hausse leur salaire de misère.

Mais aucune précision n’a été apportée sur le montant d’une part et l’UNNOH (L’Union des normaliennes et normaliens haïtiens) crie à la marchandisation de la lutte. Ce syndicat, principal organe syndical du corps des enseignants n’a pas été à la table des négociations. Il maintient son mot d’ordre de grève générale illimitée. D’ailleurs des manifs sont encore prévues toute cette semaine.

Cet enchevêtrement de crises au pays rend le nœud des problèmes à résoudre encore plus difficile à dénouer. Surtout quand il s’agit d’une génération de jeunes écoliers et écolières. Que faire ? En attendant, la mobilisation continue…

© Billy James RAYMOND

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Tout bonnement odieux, ce crime !

240 * 132
(credit photo: sanslimites.org)

240 * 132
(credit photo: sanslimites.org)


Deux haïtiens sont retrouvés «morts» (pardonnez-moi je trouve le mot trop faible) sacrifiés, déshumanisés en République dominicaine. Encore des cadavres ! En plus de la mort qu’ils ont eu comme punition de la part de ceux qui leur ont enlevé la vie, ils ont été découpés. N’est-ce pas exécrable ?

Cela s’est passé à Santiago dans la municipalité de villa Gonzalez. Les corps mutilees de deux frères répondant au nom de Yidet et Yodet Kaesite sont retrouvés près de la rivière Las Laves. Ils étaient âgés respectivement de 26 et 28 ans. D’après le rapport de police le corps de Yidet au moment où il a été découvert était sans tête. En plus les bras et le pénis lui ont été aussi enlevés. Pis, un morceau de bois a été inséré dans son anus. Que c’est odieux !

Selon leur oncle (Eliese Kaseite), 48 ans, qui les ont identifiés ces deux jeunes ont disparu depuis le 19 janvier écoulé. Ils travaillaient comme cultivateurs dans la communauté de Banegas, toujours dans la municipalité de villa Gonzalez.

L’enquête de police a été ouverte pour trouver les auteurs de cet odieux crime. Mais qui sait ce qui sera fait en termes de justice ? Bref, la machine infernale de la mort les a durement frappés. Déjà les relations entre les deux pays étaient tendues en raison de la décision de la cour constitutionnelle dominicaine et bien d’autres événements malheureux qui caractérisent l’histoire de ces deux pays. Sont-ce des êtres à morphologie humaine qui ont commis ce crime ?

Néanmoins une chose est sûr cela est un acte de barbarie d’une cruauté excessive. Qui sait les tortures que ces jeunes ont subies avant de passer finalement de la vie au trépas ? Les révélations des traces de balle, la décapitation témoignent bien de la profondeur de cette haine. De cette envie de tout détruire avec tant de cruauté.

Cet acte horrible a ôté la dignité d’homme des victimes. On dirait que ces êtres à morphologie humaine qui ont commis ce crime sont dépourvus de toute notion d’humanisme. La cruauté sanglante est leur seul partage. Comment ne pas être consterné quand des concitoyens sont contraints de laisser le pays pour chercher un mieux-être ailleurs et qu’ils finissent comme ça ?

Tout en partageant la peine de leur famille, je souhaite que la lumière soit faite sur ce dossier. Que les coupables soient sanctionnés par la justice. D’ailleurs qui sait si l’enquête va aboutir ? Nous ne savons rien, il n’est que d’attendre. Mais en attendant j’encourage mes autres frères et sœurs en République voisine à faire preuve de prudence, de clairvoyance et de respect envers le peuple dominicain.

Et l’Etat haïtien dans tout cela doit jouer son rôle.

© Billy James RAYMOND

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Genève 2, un accouchement dans la douleur !

Credit photo: voltairenet.org

Crédit photo : voltairenet.org

C’est sans doute le rendez-vous diplomatique de la semaine. Il s’agit de la fameuse conférence de Genève 2 qui se déroule à Montreux (Suisse) à partir de ce mercredi 22 janvier 2014. Conférence qui est à l’initiative des Etats-Unis d’Amérique et de la Russie, les deux monstres diplomatiques de cette crise syrienne. Certes, elle est voulue par ces géants de la diplomatie mondiale, mais c’est l’Organisation des nations unies (ONU) dit-on qui en est l’organisatrice.

Cette conférence vise à mettre autour de la même table des négociations les protagonistes de la crise qui ravage la Syrie depuis mars 2011. A savoir, le pouvoir de Bachar El-Assad et l’opposition. Cette crise a déjà fait des dizaines de milliers de victimes et des millions de réfugiés. Ayant pour base le « communiqué de Genève », l’objet de cette conférence est le transfert des compétences à un organe exécutif doté de pleins pouvoirs. En d’autres termes, fixer une feuille de route pour une transition politique en Syrie.

Genève 2, selon toute évidence, a été sauvée in extremis. Les douleurs de l’enfantement ont duré jusqu’à hier lundi avec le retrait de l’invitation de l’Iran. Car l’opposition syrienne menaçait de boycotter la conférence si Iran venait à y participer. Ce dernier, acteur majeur devrait avoir aussi son mot à dire selon plusieurs observateurs. Mais il a été exclu. A quel prix ? Serait-ce du théâtre diplomatique qui sera joué à Montreux ? Bon, il n’est que d’attendre.

Mais vraisemblablement cette décision a offusqué Moscou. Car Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe a déclaré que c’était une erreur de la part de Ban Ki-moon. Ce dernier aurait-il été manipulé par les Américains ? Et l’Iran dans tout cela est confiant de son poids dans la balance. Il s’enorgueillit et attend les décisions qui en sortiront. Bref…

Pessimisme quant à une solution à la crise syrienne à Genève 2.

Les tendances et déclarations avant même l’ouverture de la conférence laissent présager que Genève 2, cet enfant qui a tant souffert pendant l’accouchement ne promet pas grand-chose. Mais qui c’est ? C’est de la diplomatie, il y a toujours une carte pour changer la donne, non ? Assad al-Achi, s’exprimant au nom des opposants pacifiques syriens a montré son pessimisme face à Genève 2. Car selon lui, les parties ne croient pas véritablement à un processus de paix.

Les opposants syriens pour leur part ont répondu présents pour Genève 2 jusqu’au dernier moment. D’ailleurs le Conseil national syrien (CNS) s’en est abstenu. La population quant à elle voudrait surtout des actions concrètes dans sa situation quotidienne. Il faut leur venir en aide, c’est leur première préoccupation.

Genève 2, tiendra-t-elle sa promesse ?
C’est une question qui donne certainement du fil à retordre. Car les paramètres et enjeux laissent difficilement entrevoir une issue immédiate. Les géants des diplomaties occidentales devraient s’atteler à la tâche. Le rapport de force entre la Russie et les Occidentaux se joue bien sur le terrain de Montreux. L’important, c’est que l’accouchement a eu lieu et maintenant il faut faire de son mieux pour une résolution de la crise. Trop de souffrances pour le peuple syrien. La population veut des actions réelles. Quant à moi, je l’espère bien, mais l’important c’est de suivre l’évolution de la situation au compte-goutte pour savoir ce qui s’ensuivra.

© Billy James RAYMOND

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Lettre tardive d’un fils à son père adoré !

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J’ai probablement fait l’un des choix les plus difficiles de ma vie en choisissant d’écrire cette correspondance. Elle traduit tout un fleuve d’émotions qui me traverse et surtout une rage démesurée de ne pouvoir l’écrire que maintenant. Il n’est sans doute jamais trop tard pour bien faire. Mais le temps aussi peut être un handicap parfois, surtout quand il aura déjà mis un fossé, un mur…

Bref, en dépit de tout j’aurais bien aimé que tu saches à quel point je suis à la fois ému et touché de pouvoir jeter ces quelques propos sur une page blanche. J’aurais aimé te témoigner en face tout cet océan d’amour, d’admiration et d’appréciation qui s’est installé dans mon cœur pour toi. Il est devenu de jour en jour plus débordant et les vagues ne cessent d’atteindre l’extérieur.

Un amour que j’ai nourri pour toi depuis toujours. Tu as su m’élever et me garantir une éducation saine dans la mesure de tes moyens. Tu as pris soin de moi. Tu m’as tenu gardé plus qu’un trésor que tu avais caché dans les profondeurs de tes entrailles. Bien enfoui et protégé loin de tout ce que pourrait imaginer l’esprit humain.

M’ayant toujours servi d’exemple de respect, de courage, de foi, d’espérance, de combativité… Tu as su incarner en moi au-delà même de ton imagination des valeurs d’un prix inestimable. Ces valeurs m’ont permis d’avancer, comme tu l’as toujours souhaité pour ton unique fils sur la voie de la réussite. Oh ! Que je te suis admirablement et profondément reconnaissant.

J’aurais souhaité te laisser découvrir toi-même la grande fierté qui m’enorgueillit seulement d’avoir un père comme toi. Toi qui ne m’as point épargné le fouet quand c’était nécessaire. Certes, il n’a pas toujours été ta première option quand j’ai failli à un devoir, comme ne pas saluer un personnage dans la rue. Mais tu en as fait un usage de redressement afin de m’orienter dans la bonne direction.

Mais à présent, mon cœur est déchiré et froissé. Tu es si loin de moi et j’ai tellement de regrets, de frustration qui me rongent l’âme. Qu’est-ce que j’ai pu regretter de n’avoir pas pu te raconter tout cela plus tôt ! Tant de regrets de n’avoir pas compris qu’il fallait te témoigner toute mon affection lorsqu’on était tout le temps ensemble toi et moi ! Je sens comme un fardeau trop lourd à supporter de savoir que tu es si loin de nous.
Tant de peine de t’avoir parfois désobéi ! Quand j’ai cru que mes choix étaient ce qu’il fallait faire et que j’ai omis tes volontés. J’aurais tant souhaité que tu sois là en face de moi pour me corriger et m’orienter ! Tes conseils valaient plus que l’or. Mais il est peut-être trop tard. Tu es déjà si loin !

Malgré la force et la pression du temps qui voudraient m’amener à t’oublier, je reste ferme. Je ne bronche pas. Car comment oublier un homme comme toi ? Pour moi tu représentes plus qu’un père. Non je ne t’oublierai jamais ! Peu importe les circonstances.

Père, cette correspondance j’en suis sûr ne te parviendra jamais, et c’est ce qui me fait le plus de mal. Tu ne pourras jamais en lire la moindre phrase. Mais je ne pouvais pas ne pas l’écrire cette lettre, par devoir. C’était si fort, si difficile à retenir. Et puisque jamais tu ne pourras y lancer un regard, j’aurai des conseils aux éventuels lecteurs qui liront cette lettre.

Ne manquez jamais l’occasion de dire à un être cher à quel point vous l’aimez et l’appréciez. N’ayez point honte si vous avez quelque chose qui traverse votre être intime. Si vous avez l’opportunité de vous réconcilier, d’obtenir le pardon, d’exprimer votre affection à un parent ou un ami. Profitez-en ! Laissez votre cœur parler et dites tout ce que vous avez à exprimer.

Ce faisant, c’est comme un fardeau que vous vous épargnerez.  Le temps est si dur parfois. Quand il vous enlève toute opportunité de revoir vos proches et vous avez des regrets. Moi j’en ai eu quelques-uns, notamment de n’avoir pas suffisamment profité des occasions que j’avais pour dire à mon père toute l’ importance qu’il représentait à mes yeux, dans ma vie. Cela m’a servi de leçon.

***RIP Cher père adoré !

© Billy James RAYMOND

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En Haïti, le président Martelly s’engage à réaliser les élections cette année!

200 * 267
(credit photo: www.haitilibre.com)

200 * 267
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Considérées comme un impératif dans tout régime démocratique, les élections sont organisées pour le renouvellement du personnel politique. C’est un carrefour incontournable par lequel on doit nécessairement passer pour rester sur la voie de la démocratie. Les élections sont donc cruciales. En ce sens le gouvernement haïtien doit s’y plier.

Lundi 13 janvier 2014 c’était l’ouverture de la première session ordinaire du parlement haïtien. Comme prévu par la constitution, cette entrée a lieu le deuxième lundi du mois de janvier. Donc l’année législative s’est bel et bien ouverte au pays.

A l’occasion de cette entrée, et le président de la République et le premier ministre ont tenu leurs discours devant l’assemblée nationale. Evidemment truffés de beaux propos. C’est la tradition chez nous en Haïti. Une chose des choses qui ont attiré mon attention dans le discours du chef de l’Etat, c’était l’évocation de la réalisation des élections cette année. A ce moment-là on a entendu des applaudissements dans la salle. Etait-ce des hypocrites ou ceux qui ont l’échine souple pour le président ? Eux seuls le savent…

Il a déclaré que le «E » des élections était venu s’ajouter aux cinq premiers « E » constituant les priorités de son équipe. Comme si c’est maintenant que les élections étaient devenues prioritaires. Alors que le mandats du personnel des collectivités électorales est expiré depuis longtemps. Le président a même osé nommer des maires à la place des élus. Pourtant d’après la constitution seuls des élus remplacent des élus. Par ailleurs, composé normalement de 30 sénateurs, le sénat haïtien est amputé d’un tiers de ses membres.

En ce sens voyons-nous ce n’est pas maintenant que les élections sont véritablement prioritaires pour le pays. Le président, est ce qu’il aurait oublié les efforts déjà consentis pour doter le collège transitoire d’une loi électorale ? Les controverses qu’il y a eu sur la question.

Pour l’histoire, les élections en Haïti ne sont jamais faciles. Ce, pour plusieurs raisons. Entre autres, il y a toujours tendance à la corruption, a la fraude électorale. Certains candidats usent parfois de certains biens de l’Etat à des fins personnelles. On doute toujours du rôle jouer par la communauté internationale car cette dernière finance la plus grande part du processus. Les électeurs sont généralement déçus des élus une fois ces derniers arrivés au pouvoir etc.

En ce sens, il y a toujours possibilité d’instabilité politique au pays. Et les expériences ne sont pas faciles à vivre croyez moi. Voilà donc la lourde tâche qui attend le président Martelly. Il doit réaliser des élections libres, honnêtes, crédibles et démocratiques. Sera-ce une tâche facile pour son équipe ? Le collège transitoire chargée de réaliser ces élections jouira-t-il de toute son indépendance ? La question des fraudes sera-t-elle résolue ? Il n’est que d’attendre.

Une chose est essentielle dans tout cela. Sans les élections le pays sera non seulement décrié à l’intérieur mais surtout à l’extérieur. Donc il faut que le gouvernement haïtien s’attelle à créer un climat propice pour de bonnes élections. Son excellence, le président Martelly, aura du pain sur la planche. Alors comme garant du respect de la constitution, sa responsabilité est de se mettre au travail dès maintenant.

© Billy James RAYMOND

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Ballon d’or FIFA 2013 : Ronaldo détrône Messi !

ronaldo-ballon d'or-2013

Le classement du vote du ballon d’or FIFA 2013 est tombé ce lundi soir à Zurich. Cristiano Ronaldo finit premier avec 27,99% des voix. Lionel Messi se range à la deuxième place avec 24,72% des voix. Et Franck Ribéry finit troisième avec 23,36% des voix. Cette première place de C. Ronaldo aura coûté son trône à la vedette argentine du FC Barcelone L. Messi.

Enfin le suspense qui régnait depuis plusieurs mois a disparu dans le monde du foot. Ce suspense qui tenait en haleine les fans du sport roi à travers le monde au sujet du ballon d’or FIFA 2013. En effet ce lundi soir, depuis Zurich, le nom de Cristiano Ronaldo a résonné fort. Le prodige portugais du Real Madrid a été élu ballon d’or FIFA pour la seconde fois… Read More

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Quand j’ai cru frôler la mort, ce 12 janvier 2010 !

275*183
(Credit photo:20minutes.fr)

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Un peu mordu de lecture, je lisais tranquillement un ouvrage de Guy Rocher : « Introduction à la sociologie générale, tome 1- L’action sociale». Nécessité m’obligeait car je venais de passer le concours d’entrer à la Faculté des Sciences humaines. Apprenti sociologue, donc je prenais un plaisir immense à ce genre d’ouvrage. Mais mon Dieu ! cette partie de lecture dans laquelle j’étais tellement immergé allait bientôt être troublée. En ce mardi après-midi, soleil presque disparu du côté ouest. C’était juste imprévisible.

Un événement auquel je n’étais pas habitué allait effrayer la tranquillité qui régnait en moi. D’ailleurs la grande majorité de mes frères haitiens n’y était pas non plus. C’était comme, pour ainsi dire dans un film. Je ne savais pas si j’y étais acteur ou spectateur. J’étais peut être les deux qui sait ? Acteur dans le sens que je vivais la situation et je devais réagir face à l’anxiété débordante qui se déclenchait de mon for intérieur. Spectateur dans le sens que j’assistais à une expérience d’une ampleur effrayante sans précédent.

Dans tout cela je n’ai pas besoin de vous dire l’effroi qui m’était en partage. Ben, livre en main assis sur le toit de chez moi (maison basse des années 1990). L’heure qu’il faisait j’allais le savoir après à travers les journaux. Oui une heure qui restera éternellement gravée dans la mémoire de l’histoire. Bien sûr l’histoire ne saurait ne pas la retenir. La mémorable 16 heures 53 minutes de Port au Prince, ce mardi 12 janvier 2010.

De mon siège de fortune, je voyais comme la nature tremblée comme une feuille de papier. Les arbres de ma cour me donnaient l’impression de tomber vers ma direction. Et entre temps le toit sur lequel j’étais assis secouait dans tous les sens. Et les murs commençaient à se fendre. Je savais ce que c’était mais honnêtement j’ignorais les bonnes réactions qu’il fallait avoir.

Il fallait réagir vite car dans l’air il y avait une odeur de malheur. Une odeur suffocante d’angoisse et pimentée de cette idée de mourir si jeune. Que faire alors ? sauter du haut du toit et me retrouver dans la cour? Non je n’ai jamais suivi de cours d’Arts martiaux et je n’ai pas d’ailes. Outre cela, je ne sais pas si la maison au cas où elle s’écroulait ne tomberait pas sur moi.

Alors courir le long du toit vers la passerelle pour y descendre ? La rage du tremblement ne me laisserait pas garder mon équilibre en courant. Oups! J’avais plus que l’embarras du choix. Dilemme plus qu’embarrassant. Alors j’ai décidé. Et ma décision a été de coucher à plat sur le toit. Car me disais-je s’il faut que la maison s’écroule, je resterai collé au toit.

Dieu merci ! Car il faut bien le dire j’ai invoqué son nom. La maison a secoué, un mur fait de pierre s’est écroulé, deux autres fendus mais la maison n’a pas cédé. Les colonnes ont pu supporter pendant environ 35 secondes qu’a duré ce calvaire. Ces secondes, qui m’ont semblé une éternité, une punition, ne m’ont pas emporté.

Toute suite l’arrêt a eu lieu, j’ai couru vers la passerelle et j’étais descendu. Jusque-là je ne saurais imaginer l’ampleur des dégâts. Le ciel de Port au Prince était couvert d’immenses tas de nuages poussiéreux. Des cris se sont élevés partout. Il fallait savoir si sa famille et ses amis étaient encore en vie. Car on s’est rendu compte que ce qui venait d’avoir lieu était un séisme meurtrier pour le pays. Et ce deux ans après que quatre cyclones auront frappé le pays terriblement.

Tous commentaient l’événement et les rues de Port au Prince et la plupart de nos villes étaient jonchées de cadavres et de blessés. C’était juste incompréhensible ! Heureusement toute ma famille et mes amis étaient encore en vie. Mais ce qui m’a le plus profondément touché, c’était le fait d’imaginer que je pourrais être de leur nombre.

Je considère tous ceux qui sont sortis vivant de cette horrible catastrophe comme des rescapés. Moi aussi j’en fais partie. La vie m’est encore restée un cadeau précieux. Plus précieux que du diamant. J’en suis ravi. Ce moment de ma vie je ne l’oublierai jamais, pas seulement moi mais le peuple haïtien tout entier.

© Billy James RAYMOND