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La patience : une bien rare vertu !


«La patience est amère mais son fruit est doux.» nous dit un proverbe bien connu. On échoue certaines fois dans nos entreprises par ce qu’il nous manque de la patience. Toutefois on en a besoin comme les fleurs ont besoin de l’eau et du soleil pour croître. La patience nous échappe parfois et ce sont des gaffes qu’on encaisse. N’est-il pas temps que l’on y pense pour être plus assuré dans notre vie ? C’est la grande question de ce billet…

Dans la grande majorité de nos sociétés actuelles la culture de certaines vertus est très négligée. On s’en fiche complètement. On préfère croire en nos gadgets, nos outils technologiques et ainsi négliger parfois ce qui est si noble. Peut-être me dirait-on en quoi une vertu comme la patience peut servir à nos sociétés à l’heure actuelle. C’est le progrès constant à pas de géant qui importe. Le monde évolue. Il faut évoluer à son rythme.

Mais au final on verra qu’on aura confondu vitesse et précipitation. On aura mal compris ce que c’est que la patience. Mais aussi tout ce qu’elle peut entraîner comme conséquence. Qu’est-ce que donc la patience pourrait nous enseigner dans notre mode de vie actuel ? Serait-elle encore importante ? Quid ceux-là qui en font une règle ou encore une boussole ?

La patience et son important dispositif.

Avoir de la patience c’est lorsque l’on sait attendre. Et attendre ici ce n’est pas rester dans son petit coin à espérer que la manne tombe du ciel. Que la chance nous sourit. Que les portes s’ouvrent d’elles-mêmes, que les résultats se concrétisent d’eux-mêmes. C’est quand on ose croire et espérer en dépit de tout ce qui peut arriver.

C’est lorsque l’on se donne à fond pour réaliser quelque chose d’utile pour soi et aussi pour la société. La patience nous amène à concrétiser nos rêves les plus chers ; à gravir les échelons les plus élevés. Elle nous amène à garder la foi dans les circonstances les plus noires et troublantes.
Elle nous incite au travail continu et à une confiance certaines fois démesurée pour atteindre un but. Elle nous aide à construire, à charpenter notre existence voire celle des autres. A cet effet, on obéit au principe de ce proverbe qui dit : « Il faut donner du temps au temps.» C’est-à-dire qu’il ne sert à rien de se précipiter si on est sage et prévoyant. Toute chose demande du temps.

N’est-ce pas La Fontaine qui disait « Rien ne sert de courir il faut partir à point.» ? Absolument il voulait nous enseigner que la patience et la persévérance au final payent. Car «Goutte à goutte on emplit la cuve.» D’un seul coup on n’arrive pas à tout faire, à tout concrétiser.

La patience nous enseigne l’importance du temps et le pouvoir de la foi. En outre, elle nous aide à créer, à inventer. Souvenons-nous de Thomas A. Edison, il a été un modèle de patience et de courage extraordinaires.

La vie pour certains d’entre nous devient plus facile grâce aux inventions technologiques. Mais cela ne détruira jamais la profondeur de la patience. Cela n’effacera jamais son caractère essentiel de notre vie. Au contraire il faut en profiter pour travailler plus dur et plus sûr.

Nous qui avons négligé la patience il est temps que nous lui donnions sa place dans nos vies. Il faut la chercher, soupirer après comme une biche soupire après des courants d’eau. Il faut la cultiver, l’enseigner, la partager. Notre monde en a grandement besoin. Ses leçons sont bénéfiques. Ce n’est qu’à nous qu’il revient de nous mettre à son école.

© Billy James RAYMOND

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Et si l’on pouvait revenir en arrière et tout corriger !

 

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Nous vivons dit on en pleine modernité selon plus d’un et déjà au post modernité selon d’autres auteurs. Notre monde est libéral dans l’ensemble. De ce fait nous posons toutes sortes d’actions et prenons toutes sortes d’engagements. Nous dépassons certaines fois les bornes dans le cadre de nos actions. Et après le remords, les ressentiments, la fierté, le regret, etc. nous envahissent. Et si l’on pouvait revenir en arrière et tout corriger qu’adviendrait-il ?

Emmanuel Kant eut à dire : « Agis comme si la maxime de ton action devait s’ériger par ta volonté en loi universelle de la nature. » Mais nos actions sont-elles toujours réfléchies ou comme on le souhaiterait ? Sont-elles toujours rationnelles ou non ? En effet, nous posons des actions en fonction d’un ensemble de paramètres. C’est pourquoi les grands théoriciens de l’action comme Talcott Parsons la considèrent comme un système. Nos actions ont plusieurs motifs, entre autres moraux, religieux et juridiques.

Après avoir posé une action ou affiché tel ou tel comportement, nous pouvons en ressortir déçus ou satisfaits. Certaines fois la fierté, le remords, le regret, la mauvaise conscience sont les sentiments qui nous ravagent. Bref, nous nous sentons mal à l’aise. Les conséquences, disons-nous, parfois ne concernent que nous puisque nous sommes mus par la philosophie individualiste. Cependant, elles sont loin de nous concerner exclusivement. Elles ont des retombées sur notre environnement immédiat aussi bien que sur le monde.

Dans de telles circonstances lorsque nous ne sommes pas déçus ou insatisfaits nous devenons si pensifs ou perdus. A ce moment-là, on se demande si le temps pouvait reculer. Si l’on pouvait faire marche arrière pour remettre les pendules à l’heure. Pour trouver la façon la plus appropriée de bien faire et de sortir satisfait. Mais le temps est déjà parti. L’occasion a filé, on est déjà bien en avance dans le temps et on ne peut revenir en arrière. Il est trop tard. On est troublé la plupart du temps et dans bien des cas on doit recommencer.

Ce qu’il faut retenir c’est que nous ne sommes pas maîtres du temps. On y vit, mais il ne nous appartient pas. Il faut bien en profiter et en faire un usage le plus satisfaisant et le plus rationnellement possible. Ce n’est pas toutes les erreurs que l’on peut corriger. Certaines erreurs ne nous laissent pas la possibilité de nous rattraper et de nous faire comprendre. Nous n’avons pas toujours le temps de nous faire pardonner et on meurt parfois de chagrin. Donc l’essentiel, c’est de mesurer le plus possible nos actions quotidiennes avec nos proches, mais aussi avec nos semblables.

Malgré nos différences, notre socialisation, notre éducation, nos croyances religieuses ou autres, nous sommes tous des êtres humains. Il faut en tenir compte. Que l’on agisse en fonction de tel ou tel mobile, nos actions, nos comportements ont des répercussions que nous ne pouvons même imaginer des fois. De ce fait, tenons compte du présent et du futur. Corrigeons ce que nous pouvons corriger dans le passé. Faisons le plus d’efforts  pour que demain soit meilleur et que le remords, les déceptions ne nous envahissent pas dans le cadre de nos actions et conduites. Ainsi nous pourrons mener notre vie dans la tranquillité d’esprit avec une bonne conscience.

© Billy James RAYMOND