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Credit photo: voltairenet.org

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C’est sans doute le rendez-vous diplomatique de la semaine. Il s’agit de la fameuse conférence de Genève 2 qui se déroule à Montreux (Suisse) à partir de ce mercredi 22 janvier 2014. Conférence qui est à l’initiative des Etats-Unis d’Amérique et de la Russie, les deux monstres diplomatiques de cette crise syrienne. Certes, elle est voulue par ces géants de la diplomatie mondiale, mais c’est l’Organisation des nations unies (ONU) dit-on qui en est l’organisatrice.

Cette conférence vise à mettre autour de la même table des négociations les protagonistes de la crise qui ravage la Syrie depuis mars 2011. A savoir, le pouvoir de Bachar El-Assad et l’opposition. Cette crise a déjà fait des dizaines de milliers de victimes et des millions de réfugiés. Ayant pour base le « communiqué de Genève », l’objet de cette conférence est le transfert des compétences à un organe exécutif doté de pleins pouvoirs. En d’autres termes, fixer une feuille de route pour une transition politique en Syrie.

Genève 2, selon toute évidence, a été sauvée in extremis. Les douleurs de l’enfantement ont duré jusqu’à hier lundi avec le retrait de l’invitation de l’Iran. Car l’opposition syrienne menaçait de boycotter la conférence si Iran venait à y participer. Ce dernier, acteur majeur devrait avoir aussi son mot à dire selon plusieurs observateurs. Mais il a été exclu. A quel prix ? Serait-ce du théâtre diplomatique qui sera joué à Montreux ? Bon, il n’est que d’attendre.

Mais vraisemblablement cette décision a offusqué Moscou. Car Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe a déclaré que c’était une erreur de la part de Ban Ki-moon. Ce dernier aurait-il été manipulé par les Américains ? Et l’Iran dans tout cela est confiant de son poids dans la balance. Il s’enorgueillit et attend les décisions qui en sortiront. Bref…

Pessimisme quant à une solution à la crise syrienne à Genève 2.

Les tendances et déclarations avant même l’ouverture de la conférence laissent présager que Genève 2, cet enfant qui a tant souffert pendant l’accouchement ne promet pas grand-chose. Mais qui c’est ? C’est de la diplomatie, il y a toujours une carte pour changer la donne, non ? Assad al-Achi, s’exprimant au nom des opposants pacifiques syriens a montré son pessimisme face à Genève 2. Car selon lui, les parties ne croient pas véritablement à un processus de paix.

Les opposants syriens pour leur part ont répondu présents pour Genève 2 jusqu’au dernier moment. D’ailleurs le Conseil national syrien (CNS) s’en est abstenu. La population quant à elle voudrait surtout des actions concrètes dans sa situation quotidienne. Il faut leur venir en aide, c’est leur première préoccupation.

Genève 2, tiendra-t-elle sa promesse ?
C’est une question qui donne certainement du fil à retordre. Car les paramètres et enjeux laissent difficilement entrevoir une issue immédiate. Les géants des diplomaties occidentales devraient s’atteler à la tâche. Le rapport de force entre la Russie et les Occidentaux se joue bien sur le terrain de Montreux. L’important, c’est que l’accouchement a eu lieu et maintenant il faut faire de son mieux pour une résolution de la crise. Trop de souffrances pour le peuple syrien. La population veut des actions réelles. Quant à moi, je l’espère bien, mais l’important c’est de suivre l’évolution de la situation au compte-goutte pour savoir ce qui s’ensuivra.

© Billy James RAYMOND

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billy
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