post

Il y a urgence à agir dans la crise haïtiano-dominicaine !

280*180 hpn

280*180 hpn


Partageant l’île d’Haïti à elles deux, la République d’Haïti et la République dominicaine vivent actuellement une grande période de tension. Cette situation qui a une ampleur politico économique, diplomatique et humanitaire mérite que l’on s’y penche. D’autant que ces derniers temps, la plaie s’envenime davantage. Donc il y a urgence…

Dès le début de l’existence de ces deux Etats, il y a toujours eu des tensions : la question de l’indépendance dominicaine, l’épineuse question du massacre de 1937 perpétré par Trujillo. Enfin, la situation des travailleurs haïtiens en terre voisine notamment les coupeurs de canne (braceros) etc.

Mais les responsables politiques ont toujours oeuvré au rapprochement pour le bonheur des deux Républiques. A tel point, que la République d’Haïti est le second partenaire économique de la République dominicaine. Beaucoup de jeunes Haïtiens et Haïtiennes font des études supérieures en République dominicaine. Des décisions conjointes sont prises par les gouvernements des deux Etats, etc. Les tensions ne disparaissent pas pour autant.

Mais qu’est-ce qui a jeté de l’huile sur le feu ? Quel venin a empoisonné le malade ? Il s’agit en effet d’une décision du tribunal constitutionnel dominicain, la plus haute instance juridique du pays. Le 23 septembre, le tribunal constitutionnel dominicain a adopté l’arrêt 168-13 qui vise à retirer la citoyenneté aux descendants d’étrangers nés en République dominicaine après 1929. Le motif est que leurs parents étaient considérés comme en transit. C’est-à-dire ne disposant pas de document officiel de résidence ou de pièce d’identité légale. Cette décision affecte particulièrement les personnes de descendance haïtienne.

Quid les réactions ? Elles sont nombreuses et parviennent de par le monde. Des intellectuels du pays comme Lesly Peant ont donné des explications sur cette crise. Le gouvernement haïtien a aussi réagi, plutôt mollement selon plusieurs observateurs. Des pays amis d’Haïti ont aussi appelé le gouvernement dominicain à agir vite. Jusqu’à présent les choses semblent avancer à pas de tortue, alors qu’il y a urgence.

Urgence, parce que dans le quotidien des victimes de cette loi il y a une menace constante : être maltraité par des Dominicains, expulsé. Urgence parce que dénationaliser des centaines de milliers de personnes risque de provoquer une crise humanitaire et sans précédent. Comment des centaines de milliers de personnes qui n’ont jamais connu Haïti, qui ne connaissent  rien ou si peut de la culture du pays arriveraient à s’établir en Haïti ?

La gravité de cette situation s’explique aujourd’hui par l’enregistrement de cas de meurtres en territoire voisin. Rien que le week-end dernier (23 et 24 novembre) entre 4 et 8 personnes sont mortes dans la province dominicaine de Neyba. Le gouvernement dominicain a expulsé ce  même week-end  près de 790 personnes en Haïti.

Pire on  emprisonne des personnes et on les prive de nourriture. On y dénombre des hommes, des femmes et des enfants. Ce drame risque de durer,puisque la République dominicaine refuse de participer une réunion préalablement prévue avec Haïti au Venezuela a la fin du mois. Il faut que cela cesse. Mais comment ? Je pense que l’Etat haïtien, la société civile haïtienne, les républicains dominicains et les instances internationales de justice doivent intervenir pour que cela cesse.

Ainsi on irait vers une résolution à la crise. Mais l’acteur principal devant agir c’est l’Etat haïtien. Car comme a dit Lesly Peant : « L’ivresse du cocktail discriminateur chez notre voisin ne peut que perdre de sa force dès que diminue l’alcool haïtien qui fait partie de sa composition. »

Agissons !!!

© Billy James RAYMOND

post

A quand la fin du calvaire des femmes victimes de violence dans le monde ?

567*291 famboisemood.com

567*291 famboisemood.com

Ce 25 novembre 2013 ramène la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (Nations Unies). La violence contre les femmes se présentera toujours à mon avis comme une question d’actualité. Il faut constamment en parler et en débattre. Toutes les societés sont concernées. Ainsi, je veux dédier ce billet à toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre, sont victimes de violence. Quel qu’en soit la forme !

Partout à travers le monde des tensions de genre existe. D’un cote les hommes se réclamant comme le sexe fort. De l’autre les femmes considérées comme le sexe faible. Nos societés modernes ne sont pas épargnées. La violence règne. Et surtout celle contre les femmes et les filles. Le concept violence contre les femmes est défini par les Nations unies comme tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvoir causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques , sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée .» (Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes.)

Certainement cette question ne date pas d’aujourd’hui. Si l’on remonte très haut dans l’histoire de nos societés on s’en rendra compte. Mais pour bien poser le probleme il faut admettre qu’il ne touche pas au même niveau tous les pays du globe. Certains pays comme les pays occidentaux ont réalisé des avancées énormes. Les femmes dans ce pays-là sont protégées par des lois et sont à même de les réclamer. Mais aussi dans la mentalité des gens ont évolué.

Tandis que dans les pays en voie de developpement et surtout les pays pauvres c’est le scenario inverse. Pour les pays pauvres il n’existe parfois même pas de lois. Les systèmes juridiques de ces pays-là sont parfois désuets et hostiles au changement. Au niveau de la mentalité des gens c’est encore là un probleme majeur.

Les avancées qui sont faites n’ont pas été des cadeaux. A bien considérer des luttes se sont menées pour accoucher le progrès. A travers le féminisme, les femmes ont lutté pour se faire respecter. Elles se défendent et résistent comme elles le peuvent.Malgré cela elles continuent ici et ailleurs de subir de la violence. Que faire ? Que faut-il espérer ? A mon humble avis le chemin à parcourir est long. Les barrières en fonction des types de societés peuvent paraitre insurmontables. Les hostilités peuvent être des plus criantes. Mais le progrès est possible. Si pendant les siècles écoulés la situation a évolué elle peut continuer d’évoluer.

Mais il faut l’apport des principales instances de nos societés. Premièrement du point de vue politico-juridique des efforts doivent continuer à être faits pour voter et appliquer des lois en vue de punir les coupables. Deuxièmement du point de vue moral je pense que la morale de certaines societés notamment les plus pauvres doit aussi évoluer. Troisièmement du point de vue religieux des efforts sont également à faire. A mon avis c’est un des aspects délicats de question. Car les religions sont extrêmement conservatrices.

La question ne reste pas là uniquement. Elle devrait interpeller la conscience de tout un chacun. Les femmes premièrement et aussi les hommes. Mais comment ? L’éducation avant tout. Sans elle comment les femmes sauraient elles les valeurs qu’elles possèdent ? L’exemple des societés cent pour cents colarisées en est bien grand. Mais le prix s’acquerra au prix des luttes devant les instances internationales, les autorités religieuses et l’Etat.

Entre temps que tous ceux-là qui croient que la cause pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes dans le monde est noble se joignent à la lutte afin que notre monde soit meilleur.

437*220 jrayel.com

437*220 jrayel.com

© Billy James RAYMOND

post

Et si l’on pouvait revenir en arrière et tout corriger !

 

crédit photo:

crédit photo: www.atramenta.net

Nous vivons dit on en pleine modernité selon plus d’un et déjà au post modernité selon d’autres auteurs. Notre monde est libéral dans l’ensemble. De ce fait nous posons toutes sortes d’actions et prenons toutes sortes d’engagements. Nous dépassons certaines fois les bornes dans le cadre de nos actions. Et après le remords, les ressentiments, la fierté, le regret, etc. nous envahissent. Et si l’on pouvait revenir en arrière et tout corriger qu’adviendrait-il ?

Emmanuel Kant eut à dire : « Agis comme si la maxime de ton action devait s’ériger par ta volonté en loi universelle de la nature. » Mais nos actions sont-elles toujours réfléchies ou comme on le souhaiterait ? Sont-elles toujours rationnelles ou non ? En effet, nous posons des actions en fonction d’un ensemble de paramètres. C’est pourquoi les grands théoriciens de l’action comme Talcott Parsons la considèrent comme un système. Nos actions ont plusieurs motifs, entre autres moraux, religieux et juridiques.

Après avoir posé une action ou affiché tel ou tel comportement, nous pouvons en ressortir déçus ou satisfaits. Certaines fois la fierté, le remords, le regret, la mauvaise conscience sont les sentiments qui nous ravagent. Bref, nous nous sentons mal à l’aise. Les conséquences, disons-nous, parfois ne concernent que nous puisque nous sommes mus par la philosophie individualiste. Cependant, elles sont loin de nous concerner exclusivement. Elles ont des retombées sur notre environnement immédiat aussi bien que sur le monde.

Dans de telles circonstances lorsque nous ne sommes pas déçus ou insatisfaits nous devenons si pensifs ou perdus. A ce moment-là, on se demande si le temps pouvait reculer. Si l’on pouvait faire marche arrière pour remettre les pendules à l’heure. Pour trouver la façon la plus appropriée de bien faire et de sortir satisfait. Mais le temps est déjà parti. L’occasion a filé, on est déjà bien en avance dans le temps et on ne peut revenir en arrière. Il est trop tard. On est troublé la plupart du temps et dans bien des cas on doit recommencer.

Ce qu’il faut retenir c’est que nous ne sommes pas maîtres du temps. On y vit, mais il ne nous appartient pas. Il faut bien en profiter et en faire un usage le plus satisfaisant et le plus rationnellement possible. Ce n’est pas toutes les erreurs que l’on peut corriger. Certaines erreurs ne nous laissent pas la possibilité de nous rattraper et de nous faire comprendre. Nous n’avons pas toujours le temps de nous faire pardonner et on meurt parfois de chagrin. Donc l’essentiel, c’est de mesurer le plus possible nos actions quotidiennes avec nos proches, mais aussi avec nos semblables.

Malgré nos différences, notre socialisation, notre éducation, nos croyances religieuses ou autres, nous sommes tous des êtres humains. Il faut en tenir compte. Que l’on agisse en fonction de tel ou tel mobile, nos actions, nos comportements ont des répercussions que nous ne pouvons même imaginer des fois. De ce fait, tenons compte du présent et du futur. Corrigeons ce que nous pouvons corriger dans le passé. Faisons le plus d’efforts  pour que demain soit meilleur et que le remords, les déceptions ne nous envahissent pas dans le cadre de nos actions et conduites. Ainsi nous pourrons mener notre vie dans la tranquillité d’esprit avec une bonne conscience.

© Billy James RAYMOND

post

En Haïti, les enfants des rues ont-ils aussi des droits ?

250*274-blog.sosenfants.org

250*274-blog.sosenfants.org

Préoccupante question sociétale, la situation des enfants des rues reste une question fondamentale qui mérite d’être débattue dans la société haïtienne. Les droits de ces enfants ne sont point respectés. Ils sont humiliés, marginalisés, délaissés. Se livrant à toutes sortes d’activités malsaines, ils sont souvent considérés comme des dangers sociaux. Je leur dédie ce billet.

Sous les galeries, à travers les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans bien d’autres départements du pays on les croise. Il faudrait être aveugle pour ne pas croiser leur regard, ces enfants sales, portant des vêtements en lambeaux, pieds nus, bref des êtres luttant contre les douleurs de la vie. On les appelle enfants des rues et ce sont des enfants comme tous les autres.

Plusieurs causes expliquent leur statut d’enfants des rues. Ils sont généralement abandonnés par leurs parents ou bien ces derniers peuvent avoir connu la mort alors que les enfants étaient encore jeunes. Certaines fois, ils abandonnent la demeure où ils résidaient chez un membre de la famille ou un proche pour cause de mauvais traitements.

On trouve aussi bien des filles que des garçons. Certains sont plus vulnérables que d’autres. Nombreux sont ceux qui n’ont pas 18 ans, leur seule demeure est la rue. Ils dorment sous les galeries des magasins, des églises, etc. en petites bandes et ce sur des cartons ou à même le sol.

500*240 hpn.com

500*240 hpn.com

Pour survivre, ils se livrent à toutes sortes d’activités comme le lavage des voitures, la mendicité et bien d’autres petits boulots. La plupart sont sous alimentés et affectés par la consommation d’alcool, de drogue et aussi par des maladies sexuellement transmissibles notamment le sida, car ils subissent des abus sexuels.

Mais ces êtres fragiles qui devraient être hébergés dans des familles ou des auberges qu’ont-ils fait pour mériter cela ? Est-ce  une fatalité de la vie ? Ou encore les causes de cette débâcle sociétale s’expliquent-elles par les conditions de la société haïtienne ? Certes, ces questions peuvent nous paraître épineuses, mais il faut bien leur trouver des réponses.

Le mauvais sort n’explique cette situation ni la fatalité. Ces enfants sont dans la rue en raison d’une débâcle sociétale évidente, une faiblesse des autorités étatiques, une démission des principales institutions de la société haïtienne telle la famille. Ils ne vont pas à l’école et n’ont point accès aux services sociaux de base, néanmoins des articles de la Constitution du pays stipulent ces droits (Article 19 ; 32 à 32.10 ; 33 à 34.1). Dans la réalité, ces enfants sont maltraités, méprisés, regardés comme des voyous, des dangers sociaux, etc. Sont-ils mauvais pour autant ? Ils ne sont pas forcément mauvais, leur sort n’est pas perdu. Ils peuvent devenir des citoyens normaux, honnêtes, patriotes s’ils sont réinsérés, éduqués et s’ils intègrent la vie normale.

C’est pourquoi nous félicitons quelques initiatives de certaines institutions comme l’IBERS (Institut de bien-être social), L’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance), BPM (Brigade de protection des mineurs) et aussi des actions de  l’Etat haitien visant à aider à la réinsertion de ces enfants. Mais le plus important à notre avis ne réside pas dans quelques actions isolées, mais dans des politiques sociales réelles et efficaces visant à pallier cette situation. Et aussi lutter pour que le flux d’enfants gagnant les rues ne cesse d’accroitre.

Les enfants sont l’avenir de ce pays, peu importe le rang social qu’ils occupent, la couleur de leur peau ou autre. Ceux qui sont dans les rues sont eux aussi de petits Haïtiens, des fils et des filles de la terre d’Haïti. Ils héritent des droits de la Constitution haïtienne et des conventions internationales comme tous les enfants du monde. Donnons-leur notre attention et travaillons pour faire respecter leurs droits.

© Billy James RAYMOND

post

Hommage aux héros de Vertières !

640*480
haitian-truth.org

640*480
haitian-truth.org



Il y a tels services et tels sacrifices que l’histoire ne saurait oublier. S’adonner à une lutte sans merci sans trop grands moyens matériels mérite la plus grande considération surtout quand l’objet est aussi noble que la liberté. A Vertières le 18 novembre 1803, nos ancêtres, anciens esclaves de Saint Domingue, ont prouvé à l’humanité entière un exemple de motivation et de courage face à un systèm e inhumain établi depuis plus de trois siècles. Je leur rends hommage dans ce billet…

Le 18 novembre 1803 c’est un jour qui est gravé à jamais dans les annales de l’histoire de l’humanité. En ce jour, des hommes et des femmes assoiffés, entre autres, de liberté et de justice ont réalisé quelque chose d’inédit. En effet, c’est à Vertières, près du Cap-français, dans le nord de la colonie de Saint-Domingue, surnommé : «joyau de l’empire colonial des Bourbons» que la dernière bataille pour l’indépendance d’Haiti eut lieu.

Ce n’était pas la seule bataille mais la décisive. Elle a amené la capitulation de la plus puissante armée de l‘époque. Evidemment le déséquilibre le plus déséquilibree caractérisait la comparaison des deux groupes. D’une part, une armée avec un arsenal moderne (pour l’époque), bien entrainée et bourrée d’expériences. D’autre part, de pauvres gens n’ayant quasiment que leurs ongles comme armes et ce dans des conditions infra humaines. Au final après quatre (4) assauts d’une demi-brigade de l’armée indigène avec le géneral François Capois dit Capois-la-Mort à sa tête, le géneral Rochambeau capitula le lendemain. Et Capois se couvrit de gloire.

C’est bien sûr la surprise la plus totale et un rêve !! Oui, c’est bien sûr le succès qui a couronné cette journée pour l’armée indigène. Cet exploit doit-il resté sans exultation ? Ne faut-il pas qu’il reste gravé en notre mémoire et qu’il nous serve d’exemple d’unité pour le peuple haitien ? A oui absolument je dirais ! Il faut bien que ce jour soit bien considéré de notre part avec la totalité des aspects qui font de lui un jour hors du commun pour nous autres haitiens.

Je vois à travers ce jour une manière de rendre hommage à tous ceux et celles qui ont donné leurs vies pour payer le prix de la liberté. Certaines écoles de pensée ont comme pratique de considérer seulement les grands guerriers et ainsi ignorer ceux qui sont sur le champ de bataille en proie constamment à la mort. Moi, je tiens à rendre hommage à tous ceux dont le sang a coulé lors de cette guerre et notamment en ce jour de Vertières. Qu’ils soient hommes, femmes, toutes catégories d’âges confondues, nègres ou mulâtres.

Ils ont acquis la liberté. Une liberté contre un système durci par des siècles d’existence. Une liberté contre un système esclavagiste. L’esclavage est décidément aboli à Saint Domingue et c’est le sang des esclaves qui l’a valu. Une liberté contre un système colonialiste. Dorénavant Saint Domingue n’est plus colonie mais redevient Haïti. Nom hérité des premiers habitants de l’île. Une liberté contre un système ségrégationniste et racial. Les gens de couleurs et les noirs se sont unis pour se libérer du joug blanc. Bien que cet aspect mérite une attention soutenue par rapport aux réelles intentions de ces mulâtres après la guerre de l’indépendance.

Les retombées de Vertières ne sont pas les moindres. Cela a servi d’exemple à bien d’autres pays notamment ceux de l’Amérique du Sud. Beaucoup de ces derniers ont eu leur indépendance peu après. Partout le pays est considéré comme père des Républiques noires indépendantes. Nous avons été considérés par le père de la nation, Jean Jacques Dessalines comme la terre d’accueil, le symbole de la liberté pour tous ceux qui ne sont pas libres.

Nous avons beaucoup à tirer de ces vies perdues lors de cette bataille. Non seulement elles étaient toutes unies pour l’accès à la liberté, l’indépendance, la justice mais aussi elles étaient extrêmement déterminées à avancer et à atteindre leur but. Notre devise : « l’union fait la force» nous interpelle au devoir de nous unir et d’être déterminés à faire de notre pays, un pays uni vers le progrès. Ainsi donc en rendant hommage à ceux qui sont les héros de Vertières, travaillons pour le progrès de la nation haitienne, concitoyens haitiens et haïtiennes.

© Billy James RAYMOND

post

Quand l’embouteillage de Port au Prince et ses environs fruste et tape sur les nerfs

hpn.com 500*247

hpn.com 500*247

La diversification des moyens de transport permet aux gens de circuler mieux et d’éviter entre autres de monstrueux embouteillages cependant à Port au prince et ses environs la situation est frustrante et exaspérante. Comment se taire face à une telle situation ? Presqu’impossible… Voyons dans ce billet ce que je pense de l’embouteillage dans cette zone-là.

Dans le monde moderne la circulation occupe une place fondamentale du fait de la diversification et de l’intensification des rapports sociaux et institutionnels. Ceci entraine, partout, l’agrandissement des villes et la diversification des moyens de transport. Néanmoins la quantité de citadins en constant accroissement n’empêchent que l’embouteillage existe et peut -être existera toujours dans la vie moderne.

Les pays ne vivent pas ce phénomene de la même façon donc ce ne sont pas toujours les mêmes causes qui peuvent l’expliquer ici et ailleurs. Ici en Haïti notamment dans la zone metropolitaine de Port-au-Prince ce phénomene est exaspérant.Tout le monde y fait face sauf, peut-être, les services ambulanciers et surtout les voitures immatriculées : « officiel» qui n’attendent jamais dans les suites. Précisons que le pays pour assurer la circulation de ses habitants utilise essentiellement la voie terrestre notamment dans la capitale et ses environs.

A certaines heures de la journée, circuler dans la capitale est comme entrer dans un labyrinthe. Non seulement on reste planté dans une suite qui n’avance guère mais parfois il faut emprunter certaines ruelles afin de contourner pour quelques dizaines de mètres l’embouteillage monstrueux des rues principales.

A notre avis il existe plusieurs facteurs pouvant expliquer cette frustrante situation, nous pouvons citer entre autres : l’étroitesse des rues et des trottoirs de la grande majorité des rues, du nombre élevé de véhicules et d’engins roulants fréquentant la zone métropolitaine de Port au prince, l’occupation par des marchands, et parfois d’autres petits démarcheurs des trottoirs où devraient circuler théoriquement les piétons et surtout des agents de circulation qui font mal leur travail.

Ainsi pour bien comprendre cette situation nous pensons qu’il ne faut pas isoler les facteurs explicatifs mais plutôt les considérer dans une dynamique d’ensemble de façon qu’elle soit bien explicitée. Cela dit les habitants de la capitale, des quartiers résidentiels et bidonvilles situés en périphérie vivent mal ce phénomene. Parfois certains employés, des écoliers, des étudiants arrivent tard aux bureaux, aux écoles et facultés ou encore peinent à rentrer à la maison après une dure journée de travail ou encore des rendez-vous ne se tiennent plus à l’heure prévue.

Mêlés à cela des klaxons venus de toutes parts empirent la situation. La suite de voiture se déplace à peine sinon en pas de tortue généralement sous une forte chaleur car etant un pays tropical et qui pis est n’ayant pas une couverture forestière dense, la chaleur règne presqu’à longueur de journée. On peut,à ce moment-la attentivement,écouter les plaintes des passagers du transport en commun toutes catégories confondues alors que les nantis et majoritairement des personnes de la classe moyenne sont en voiture privée.

Les passagers du transport en commun se plaignent entres autres, des maux du pays, de la situation de misère qui y règne, de la négligence des responsables politiques etc. ils se défoulent et parfois se laissent aller a des propos outrepassant les bornes des convenances sociales, tout cela pour réagir et comme quoi se venger contre l’embouteillage monstre qu’ils sont en train de vivre.

Ils se partagent leurs peines et trouvent en ces moments-là, sans doute, sans le savoir une thérapie face à la situation difficile du pays qu’ils vivent car en se confiant mutuellement leur peine ils s’encouragent et prennent courage.Comment ne pas voir dans cette situation de la frustration et de l’énervement ? Néanmoins ces sentiments n’espèrent qu’un changement réel de la situation socioéconomique du pays afin que des décisions énergiques soient prises en vue d’améliorer les conditions de nos rues et de réguler davantage la question des véhicules et des engins roulants dans le pays. Cri d’alarme aux dirigeants de ce pays.

© Billy James RAYMOND

post

Comment la fête des morts est elle célébrée en Haïti ?

radiovision2000haiti.net

radiovision2000haiti.net

Passer de la vie au trépas semble ne pas mettre fin a la vie définitivement car l’exemple que nous offrent les cultures en constante mutation semble nous montrer un scénario contraire a cette thèse a travers la célébration de la fête des morts. En Haïti, comme ailleurs cette fête est célébrée et je vous laisse découvrir un peu sur la façon de la célébrer en ce samedi 02 novembre 2013 jour de mon anniversaire.

A travers les âges et les espaces de la planète terre, les peuples ont depuis toujours développé des rapports avec leurs morts. Ces rapports varient bien entendu d’une culture à une autre. On trouve des peuples qui accordent beaucoup plus d’attention à ses morts que d’autres c’est pourquoi les cultures n’offrent pas les mêmes traitements ni les mêmes considérations a ceux qui meurent ainsi un ou plusieurs jours sont parfois réservés dans deux nombreuses cultures en vu de les commémorer. On peut considérer par exemple le cas de nombreuses cultures comme la Chine, le Népal, Haïti etc. Est-ce sans importance ? Comment comprendre et expliquer que les peuples manifestent cette attitude envers leurs morts ?

Certainement un sondage autour de cette problématique déboucherait sans doute sur des tonnes de réponses indépendamment du bagage culturel des personnes interrogées ce qui montre que la commémoration de la fête des morts tient une place importante dans l’existence des peuples.
Quid Haïti ce pays profondément religieux et foncièrement attaché a ses morts ? En effet ce pays comme la plupart des pays du globe commémorent généralement ses morts le 1er et le 2 novembre mais précisément le jour c’est le 2 novembre. Au pays cette célébration peut être approchée de plusieurs points de vue afin de pouvoir mieux cerner ses différentes facettes. Voyons donc de quoi il en est.

La première approche que nous pourrions considérer est que cette célébration a un profond sens de respect pour les morts. Certains pourraient ne pas être d’accord mais a notre avis elle est première car il s’agit de l’essence même et dans une grande mesure de sa portée. Cet aspect est lié à la spiritualité du phénomène dans une certaine mesure car on observe des rituels, des prières dédiées à ces personnes disparues. On les vénère, leur adresse même des prières afin qu’elles interviennent d’une manière ou d’une autre dans les affaires de la famille selon le témoignage de ceux qui font profession de vénérer les morts pendant ces deux jours.

Les cérémonies se déroulent dans les cimetières que l’on prend bien le soin de nettoyer pour la célébration. Il faut préciser néanmoins que ce sont généralement les vodouisants qui font profession de cette célébration pendant ces deux jours et aussi des gens qui se disent « neutres » c’est-à-dire ne faisant profession d’aucune religion. Cette approche n’exclut pas évidemment que des croyants du christianisme (catholiques et protestants) n’y participent pas même si c’est en secret car certains témoignages laissent envisager ce scénario.

La deuxième approche que nous pourrions faire de cette célébration est liée à la première en quelque sorte. C’est le coté festif du phénomène. En effet La célébration, bien sûr, se déroule non seulement sous un air de respect mais il y a des manifestations qui nous laissent comprendre un coté festif du phénomène comme certaines scènes de joie qui se déroulent dans la rue où des gens qui se disent posséder par des esprits dénommés : « guédés ou gede», se déguisent le visage et offrent du spectacle aux gens qui passent, ils sont a ce moment la entrés en transe ces personnes vont jusqu’à utiliser leur propre corps comme objet en y appliquant de l’eau pimentée compris notamment dans leurs parties génitales quelques fois. Ces scènes là selon plusieurs sont la preuve qu’aux moments de ces manifestations les possédés ne sont pas maitres d’eux-mêmes, ils sont guidés par des loas notamment baron samedi et maman brigitte.

Lors de ces scènes dans la rue, on trouve quelques fois des jeunes qui se mêlent de la partie en singeant les possédés et dansant, faisant semblant d’entrer en transe et mettre un peu plus de gaité.
Notre troisième approche sur la question est l’aspect économique. Bien que cela n’engendre pas un impact si important toutefois cette célébration n’est pas sans retombées du point de vue économique. Car pour réaliser l’événement il faut dépenser ce qui augmentent la consommation de certains produits dans l’économie même si généralement ces produits son importés. A cette époque les commerçants qui vendent des produits comme le clairin, du piment, des tableaux représentant certains esprits du Vodou etc. réalisent de bonnes petites affaires car ils peuvent voir la demande augmentée et ainsi sont heureux.
Il y a un aspect de la question qui me parait un peu incompréhensible ou ambigu, c’est lorsque l’on constate qu’il y a des gens qui laissent croupir leurs proches ou leurs parents dans la misère et qu’a la mort de ces derniers, non seulement ils leur offrent des funérailles dit- on « de classe » mais a chaque fête des morts ils vénèrent aussi leurs mémoires. On pourrait même demander : « est ce que la vénération est beaucoup plus importante du vivant de la personne ou pas ? » c’est bien sur un autre sujet, mais une chose est sur c’est que malgré tout la plupart de ces gens là font toujours l’effort d’honorer leurs proches décédés a cette époque.

Bref cette célébration est interprétée différemment par les différent groupes religieux du pays, les Vodouisants sont fiers de célébrer la mémoire des disparus tandis que les adeptes des sectes protestantes sont globalement hostiles a l’égard du phénomène c’est pourquoi on peut constater qu’ils organisent parallèlement des activités spirituelles pendant ces deux jours afin, pour ainsi dire, de chasser des esprits ou de rester en contact avec leur Dieu.

Par rapport a tout cela, nous pourrions conclure en avançant que chacun a son choix à faire dans la vie, ceux la qui choisissent de vénérer les morts ont tout aussi droit d’agir de la façon qui leur plait tout comme ceux qui ne professent pas ce culte de vénération des morts et au final la vie suit son cour, les vivants vont continuer à vivre tandis que les morts resteront dans leurs tombes.