Je suis fier d’être « moi », je l’assume !

Credit photo: Zacharie Victor

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S’assumer en tant que ce qu’on est n’est pas toujours facile. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela. Dans cet ordre d’idées, je pourrais citer des critères religieux, socioéconomiques, culturels, etc. Lorsque l’on est confronté à ce genre de situation, on a toujours tendance à dissimuler son vrai visage. On se fait passer pour d’autres, on arrive même à se mépriser pour être dans la peau de quelqu’un d’autre ou tout simplement on accepte de s’effacer complètement. Et pourtant, quand on est soi et quand on y travaille constamment on se sent bien mieux.

Je suis fier d’être « moi» parce que dans les 7 milliards d’individus existant sur la planète terre et même ceux qui ont vécu, il

n’existe personne qui soit identique à moi. Et cela n’arrivera jamais. Personne n’a le même code génétique que moi. C’est-à-dire, personne n’a les mêmes caractères, n’héritent des mêmes gênes que moi. Je suis unique et cela c’est déjà un truc merveilleux. C’est notre cas à tous dans ce monde. Si je suis unique à ce point pourquoi ne pas être fier de moi ? Pourquoi avoir honte d’affirmer et d’assumer ce que je suis ?

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Un vrai et profond sourire pour tous !

credit photo: flickr.com

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A travers le monde il y a des gens qui ont besoin de recevoir un sourire. Ce qui peut changer beaucoup de choses dans leur vie. Ce geste simple souvent négligé a néanmoins beaucoup de valeur. C’est pourquoi je dédie ce billet à tout un chacun et j’espère que par votre sourire beaucoup de cœurs retrouveront la joie…

L’être humain, comme nous le savons, a des besoins illimités. Ces derniers peuvent être de divers ordres. On pourrait citer entre autres des besoins matériels et immatériels. Le sourire, souvent négligé ou mal compris fait partie de cet ordre de besoins immatériels. Nécessairement comme tout besoin, lorsqu’il est satisfait l’individu s’en réjouit… Read More

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L’intégration des handicapés: un vrai défi pour la société haïtienne!

448*298
(par www.hpnhaiti.com)

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Chez nous en Haïti il y a un proverbe créole qui dit: “Mete apse sou Klou.” C’est-à-dire lorsqu’un évènement ou quelque chose ou encore quelqu’un vient empirer une situation déjà difficile ou chaotique. Suivant mon humble réflexion on pourrait bien faire l’analogie avec la situation des handicapés du pays. Trois ans avant cela ils étaient nombreux et en difficulté mais le séisme du 12 janvier 2010 a empiré la situation. Leur nombre a crû et de nouveaux défis pour la société toute entière ont surgi. Comment s’y prendre ?

Malgré le manque de statistiques fiables, on estime le nombre de personnes handicapées au pays à plus de 800 000 après le séisme du 12 janvier 2010. Chiffre vertigineux pour une population avoisinant les 10 millions d’habitants. Tout d’abord vivre avec un handicap n’est pas facile dans une société où, jouir de toutes ses facultés physiques et mentales n’est pas un garanti de bien-être. Ensuite où le soutien de son entourage n’est pas gagné d’avance vu un ensemble de clichés. Néanmoins vivre est une nécessité et pour les handicapés, un droit sacré.

C’est pourquoi je suis convaincu que la question des handicapés dans la société haïtienne est un défi majeur. Un défi qui doit être relevé sur plusieurs fronts. Premièrement sur le plan psychologique par rapport aux représentations que les handicapés se font d’eux-mêmes. Mais aussi par rapport aux représentations que les autres se font d’eux. Deuxièmement vient dans une dynamique d’ensemble le combat sur les plans socio-économique, politique, juridique etc. Tout cela ne va pas se réaliser séparément mais simultanément.

Comment comprendre que dans certains services religieux (culte protestant surtout) on entend des gens scander que ceux qui jouissent des facultés physiques sont ceux qui bénéficient d’une grâce divine. Et les autres, ceux qui sont à mobilité réduite, sont-ce les coupables ? Les condamnés ? N’est-ce pas révoltant ? Certainement oui. Mais ils sont aussi concernés par ce défi à relever.

Il faut souligner le fait que certains progrès sont réalisés pour une amélioration de la vie des handicapés au pays. Entre autres, des campagnes de sensibilisation dans les medias, des initiatives juridiques (Cf. la loi du 13 mars 2012 votée par le parlement haïtien) et récemment un salon de l’emploi organisé pour les mettre en valeur. C’est louable. Mais le gros du défi est là. Si les représentations, les clichés ne disparaissent pas de la tête des gens le problème va perpétuer.

Je crois et je dis haut et fort que ce défi peut être relevé sûrement. Je ne prétends nullement qu’il va être relevé parce que les gens vont être rétablis de leur (s) handicap (s). Chose impossible d’ailleurs dans bien des cas. Mais on avancera vers une résolution quand tous les haïtiens sans distinction aucune, reconnaîtrons que les handicapés sont des humains. Des gens avec un cœur, des facultés, des rêves, des passions etc.

On avancera surement vers une résolution quand ces handicapés se sentiront comme humains et que leurs valeurs seront reconnues. Quand un élan de solidarité réelle sera pris à leur endroit. Quand l’Etat haïtien cessera de dilapider les fonds et qu’il entreprendra de construire des centres d’accueil pour eux. Quand ils se sentiront aimés et inclus dans toutes les dimensions de la vie privée et publique. Quand ils vivront comme des hommes et des femmes dans le plein sens des termes.

Je ne veux pas finir ce billet sans saluer le courage de tous ceux à travers le monde qui ont lutté pour les droits des handicapés. Ceux qui se sont donnés corps et âmes pour que des fils et des filles de notre planète se sentent aimés et respectés. Tous mes respects et mon admiration pour eux.

© Billy James RAYMOND