“Baby doc” s’en est allé, et la suite ?

 

 

En Haïti, le fait le plus marquant au cours du mois d’octobre 2014, est bien sur la mort de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier. Ce dernier étant retourné au pays en 2011 après plus de 20 ans d’exil en France après avoir été déchu en 1986 a rendu l’âme le 4 octobre dernier. Depuis son retour au pays plaintes, manifestations,  revendications se sont fait entendre de la part des victimes mais rien n’a été fait. L’ancien dictateur menait paisiblement sa vie au pays.

Sa mort, pour certains parait comme une punition divine pour les divers crimes qu’il a commis à travers son régime. D’autres en revanche estiment que son départ est une grosse perte puisqu’il n’a pas pu répondre aux questions de la justice. Evidemment les réactions ont plu. Mais quid la suite des procédures judiciaires ?  Beaucoup de défenseurs des droits humains croient et soutiennent qu’avec sa mort tout n’est pas perdu pour les victimes de son régime. Mais connaissant le pays dans lequel on vit, la pauvreté de notre système judicaire ne devrait-on pas être perplexe ? Ne restons pas là.

Cela fait longtemps trois ans que l’ancien dictateur et ses anciens acolytes  vivaient paisiblement au pays rien a été fait pour la réparation des victimes. Maintenant qu’il est mort qu’est ce qui peut être fait ? La justice haïtienne si fébrile pourra t elle s’occuper de cette situation ? Les victimes ont-elles une chance réelle de trouver réparation ? Avec le lot de dossiers qui pourrissent dans les tiroirs de la justice  encore une autre crainte.

Mais quoi ? Certains diront qu’après tout on est en Haïti les affaires de justice n’aboutissent pas généralement dans le bon sens. Surement. Corruption, menaces, malversations couronnent les jugements que notre justice rend. Néanmoins nous sommes certains que cette situation n’est pas une fatalité. Elle est la résultante d’une dépendance du judicaire de l’exécutif. Mais aussi de l’existence d’une justice qui fonctionne médiocrement, entachée de corruption etc.

Bref, notre seul souhait est bien sûr que justice et réparation soit faite.